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Le processus de recrutement en M&A, étape par étape

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Du formulaire en ligne à la proposition d’embauche, un recrutement en banque d’affaires suit presque toujours les mêmes étapes. Les connaître à l’avance, c’est savoir quoi préparer, et à quel moment.

Un recrutement en banque d’affaires impressionne souvent plus qu’il ne surprend. D’une banque à l’autre, les noms changent et l’ordre varie un peu, mais la mécanique reste la même : un premier tri sur dossier, des tests, puis une série d’entretiens de plus en plus exigeants. Il faut compter en général de trois semaines à deux mois entre l’envoi de la candidature et la réponse finale, selon la banque et la période de l’année.

Voici chaque étape, ce qu’elle évalue vraiment, et comment t’y préparer.

1. La candidature

Tout commence par un formulaire en ligne : ton CV, parfois une lettre de motivation, et quelques questions sur tes disponibilités et ton parcours.

  • Le CV tient sur une page. Les recruteurs le parcourent en quelques dizaines de secondes : chaque ligne doit montrer un résultat, pas seulement une tâche.
  • La lettre de motivation reste fréquente en France. À Londres, elle est souvent remplacée par deux ou trois questions courtes (« Pourquoi cette banque ? », « Pourquoi ce métier ? »). Dans les deux cas, une réponse générique se repère immédiatement.
  • Beaucoup de banques recrutent au fil de l’eau. Les candidatures sont étudiées à mesure qu’elles arrivent, et des postes peuvent être pourvus bien avant la date limite affichée. Candidater tôt n’est pas un détail : c’est souvent ce qui fait la différence.

En France, un stage suppose aussi une convention signée par ton école : vérifie avant de postuler que tes dates sont compatibles avec ton calendrier universitaire.

2. Les tests en ligne

Si ton dossier passe le premier tri, tu reçois une invitation à des tests, à faire en général dans un délai de quelques jours.

  • Des tests de raisonnement : numérique (tableaux, pourcentages, ratios), verbal (compréhension de texte), logique (suites, figures).
  • Des jeux cognitifs, de plus en plus utilisés, qui mesurent l’attention, la mémoire ou la prise de risque.
  • Un entretien vidéo différé : des questions s’affichent à l’écran, tu as un temps de réflexion limité, puis tu enregistres ta réponse face caméra.

Ces épreuves éliminent beaucoup de candidats, souvent sur la gestion du temps plus que sur la difficulté. Entraîne-toi sur le format avant le jour J, installe-toi au calme, et pour la vidéo, soigne la lumière, le son et le cadrage comme pour un vrai entretien.

3. Le premier entretien

C’est souvent un échange de vingt à quarante-cinq minutes, avec un recruteur ou un banquier junior (analyste ou associate). L’objectif est simple : vérifier que ton profil tient la route et que ta motivation est sincère.

Attends-toi à présenter ton parcours, à expliquer pourquoi tu vises le M&A et pourquoi cette banque, et à répondre à quelques questions techniques de base. C’est aussi le moment où une incohérence de ton CV se voit : chaque expérience doit pouvoir être racontée simplement.

4. Les entretiens avec l’équipe

Viennent ensuite un ou plusieurs tours avec des banquiers de différents niveaux, du junior au directeur. Le fit et la technique s’y mélangent, souvent dans le même entretien.

Côté technique, les sujets reviennent d’un recrutement à l’autre :

  • la comptabilité, et surtout les liens entre le compte de résultat, le bilan et le tableau des flux de trésorerie ;
  • la valorisation : les multiples, le DCF, et ce qui fait varier l’un ou l’autre ;
  • les mécanismes d’une opération : une fusion, une acquisition financée par la dette, une introduction en bourse ;
  • l’actualité : une opération récente que tu sauras expliquer, de préférence dans le secteur de l’équipe.

Côté fit, on cherche à savoir si tu tiendras le rythme, si tu travailles bien en équipe et si l’on peut te mettre devant un client. Les histoires que tu racontes doivent être précises, structurées, et parler de ce que toi tu as fait.

Pour certains postes, surtout à temps plein, un test de modélisation sur Excel peut s’ajouter à cette étape.

5. La journée finale

Beaucoup de banques concluent par une journée d’entretiens : trois à six échanges à la suite, avec des personnes différentes, parfois un exercice en groupe. À Londres, on parle de superday ou d’assessment centre.

La difficulté tient moins à chaque question qu’à la durée : il faut rester aussi précis et aussi enthousiaste au cinquième entretien qu’au premier. Chaque interlocuteur donne son avis, et un entretien raté peut suffire à faire basculer la décision.

6. La proposition

La réponse arrive souvent par téléphone, puis par écrit. Le délai pour accepter est parfois court : c’est le moment de poser tes questions sur les dates, l’équipe, la rémunération, et de prévenir les autres banques avec lesquelles tu es en process.

Ce qui fait la différence, étape par étape

ÉtapeCe qui est évaluéComment préparer
CandidatureLa clarté du parcours, la motivationUn CV d’une page orienté résultats, des réponses propres à chaque banque
Tests en ligneLa rigueur, la gestion du tempsS’entraîner au format, se mettre dans de vraies conditions
Premier entretienLa cohérence du profilSavoir raconter chaque ligne du CV en deux phrases
Entretiens avec l’équipeLes bases techniques, le fitRevoir comptabilité et valorisation, préparer ses histoires
Journée finaleLa constance, la capacité à représenter la banqueGarder son énergie, rester précis jusqu’au bout

Pour aller plus loin

Le plus utile, à chaque étape, est de savoir comment elle se déroule dans la banque que tu vises : la durée des entretiens, le niveau technique attendu, les questions qui reviennent. C’est exactement ce que racontent les comptes rendus d’entretiens réels publiés sur OctoFin, banque par banque.

La préparation complète est dans la plateforme.

Leçons structurées, banque de questions corrigées, comptes rendus d’entretiens réels et suivi de progression : tout est réuni au même endroit.